A propos

Je déteste écrire ma bio, parce qu’il faut que ce soit à la troisième personne et que je suis pas Alain Delon (ou Alain Deloin, tant qu’on y est.) Qu’est ce que je peux vous dire, à part que ​j’ai toujours écrit, et je suis certaine que j’écrirais toujours? Si on me retire ça, c’est une peu comme si je n’avais plus de raison de continuer.  C’est une vocation très forte, irrésistible. Même si j’essayais d’arrêter d’écrire je ne pourrais pas, parce que c’est quelque chose que je fais depuis toujours. Quand j’écris, je suis Dieu. Les personnages, les décors, les histoires, tout sort de ma tête et c’est fantastique d’avoir un tel pouvoir.  Je sais que j’arrêterais d’écrire quand je serais dans ma tombe, et pas avant.
Ma mère a eu la bonne idée de me forcer à apprendre à lire quand j’avais 3 ans et demi (le et demi compte!).
L’éducation forcée faisant des miracles, je me suis mise à dévorer des livres. Un jour, alors que j’étais à l’étude, je m’ennuyais tellement que j’ai écris une histoire. A partir de la, j’ai commencé à participer aux concours littéraires pour enfants. J’ai envoyé mes nouvelles et poèmes sporadiquement pendant 5 ans sans jamais gagner, mais la roue a tourné en 2004. J’ai gagné mon premier concours, Canards à vos plumes, et décidé de sacrifier mon adolescence pour devenir la plus grande écrivaine qui soit. J’ai commencé à démarcher les éditeurs avec mon premier roman. 30 lettres de refus et un égo ratatiné plus tard, j’ai commencé à gagner des concours littéraires à un rhythme régulier: en 2005 le concours CRIPS du scénario contre le sida, en 2006 le concours ados Philippe Delerme, en 2009, le concours Noir et Blanc des éditions Grimal, etc.
Je continuais d’écrire des romans, et de voir mes rêves et ambitions passer par la fenêtre, à coup de refus et de propositions de publier mon roman par des éditeurs qui ne donnaient pas suite. En même temps, je participais à des fanzines entre autres, ou je publiais mon manga Eternel et j’écrivais aussi pour des magazines papier et web de temps en temps.
En 2008, j’ai réussi à me trouver un agent et à prendre des courts de théatre pour devenir actrice. A mon premier casting on m’a conseillé d’écrire mes propres rôles et c’est ce que j’ai fait avec ma websérie Jeunes et cons.
L’écriture a toujours été une évidence. Je crois fermement qu’il faut toujours aller au bout des choses, je ne voyais aucune logique à écrire des textes qui ne seraient lu que de son tiroir. J’ai commencé à écrire enfant et ce que je produisais était vraiment nul, mais je croyais dur comme fer que je réussirais, et ça a fini par payer un peu. Commencer jeune est une malédiction dans le sens ou s’engager dans une voie professionnel oblige à grandir plus vite, mais c’est formateur parce qu’on est formé plus tôt aux rejets et autres échec, et cela permet d’avoir beaucoup de travaux derrière soi, d’évoluer vers des écrits “matures”.
Je pense que devenir écrivain est probablement l’une des seules certitudes que j’ai dans ma vie. Et j’ai été en cela inspiré par les auteurs des livres pour enfants que je lisais,comme Marie Aude Murail, Malika Ferdjoukh, JK Rowling, Moka…
J’ai pris ma “retraite” et ai cessé de participer à des concours littéraires en 2012.
L’année d’après, j’ai étudié en master en écriture de scénario en Écosse, ou plusieurs de mes courts ont été tournés, et j’ai activement participé à l’élaboration d’une dizaine de courts en tant que conseillère en scénario. Mon roman Ma Petite Soeur est paru aux Editions Dagan en 2015.
J’écris également des pièces de théâtre et travaille en tant que journaliste freelance pour des publications comme Complex Mag UK, Media Diversified et Amina.
Je vis entre le Royaume-Uni et Paris et écris aussi bien en Anglais qu’en Français.

La plupart du temps, tout m’inspire : marcher dans la rue, écouter les gens, voyager, vivre ma vie, faire les courses, rencontrer des inconnus. Mais je dirais qu’en général, c’est la rage qui m’inspire le mieux. Je vois des choses et personne ne les dénonce, personne ne parle de sujets qui devraient l’être. Cela m’énerve et je me dis : s’il n’y a personne pour le faire, alors je le ferai. S’il n’y a personne pour dire ce que je veux dire, de la manière dont je le veux, alors je m’en chargerais.

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