Je n’arrive pas à croire que cela fait plus de 6 mois que je n’ai pas écrit. Ce n’est pas par manque de temps pourtant, quoi que j’ai couru un peu partout, pour un faire un max de choses sans vraiment me reposer. J’ai fêté mes 21 ans et j’ai été très heureuse, j’ai voyagé, j’ai travaillé, comme d’habitude, mais peut être pas avec la même fréquence.
Il y a une drôle de chose qui se passe, surtout en cette saison de remise de prix, c’est de voir des connaissances du métier qui voient enfin leur carrière décoller, s’approcher de leur rêves, quand tel n’est toujours pas le cas pour tant d’autres derrière eux. Et combien regardent les succès récents d’acteurs comme Omar Sy et Jean Dujardin en ce disant: “Plus tard ce sera moi?”? Le plus triste étant que pour au moins les 3/4 d’entre eux, ce ne sera pas le cas.
Je pense sincèrement qu’exercer une profession artistique, aussi insécure et difficile, avec un si faible taux de réussite et tellement de compétition, ne vaut sincèrement pas tout ses galères. C’est bien beau d’y croire quand on est jeune, mais quand on vieillit, qu’on a une famille et qu’on veut se poser, est ce que cela vaut la peine de continuer à s’entêter à vivre de petits boulots en attendant le “grand” rôle, l’éditeur qui enfin, nous prendra sous son aile, ou je ne sais quoi encore?
Quand on ne connait personne dans ce milieu, on est rien et quand on est rien, on avance pas. Personnellement, le temps continue de passer, et je ne fais que vieillir, et même si je ne vois pas arrêter ce que j’ai fait toute ma vie, je ne comptes certainement plus jouer les règles du jeu, puisque personne ne les suit de tout façon. Personne ne m’a demandé de faire ce que je fais (pour être honnête ce serait plutôt le contraire, puisque tant de gens dans ma famille me mettent la pression pour tout abandonner et que le pire, c’est qu’ils n’ont pas tort) mais il y a malheureusement une différence fondamentale entre être heureuse et réaliser mes rêves et la manière dont je m’y prend actuellement est loin, très loin de me satisfaire. Tout les jours, devoir courrir derrière des personnes qui de tout façon, n’en ont rien à faire de ton travail ou de ce que tu as à apporter, c’est lassant à la longue. Mais il est indispensable de connaitre des gens pour avancer, pour nous autres qui avons de l’ambition. Quelquefois je me dis que la situation la plus idéale, finalement, n’est-elle pas de faire comme JD Salinger, s’isoler dans un endroit reculer pour faire de l’art que l’on sera seul à voir, à lire et à en profiter?
Je me dis que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue si on vit pas ses rèves. Mais autour de moi tant de gens ont abandonné les leurs, parce qu’ils ne se voient pas mener une vie de bohème. Tant d’autres en auraient envie, mais ne le feront pas parce que voyez vous, c’est la crise et même un master ne garantie pas qu’on atterrira pas à MacDo pour avoir ne serait ce que de quoi payer son loyer. Quand je serais morte, ces choses qui ont de l’importance pour moi, faire plaisir à ma famille, être une bonne fille, ne pas sacrifier mes études pour un idéal, tout ça n’aura plus d’importance. Les seuls qui resteront seront mes livres, mes films, mes passages à la télé et à la radio et les souvenirs/ l’inspiration que j’aurais réussi à susciter chez les autres.
C’est assez drôle, parce que professionnellement en tout cas, j’ai toujours su ce que je voulais assez tôt et maintenant que je subis cette crise de la quarantaine 20 ans trop tôt, que bien que je sache que la vie n’est pas juste, c’est une réalité que je narrive pas à accepter, maintenant je la constate, et particulièrement dans mon cas, je ne suis plus si sûre que ça d’arriver au but. A quel moment sait on que l’on doit continuer? Ou abandonner?
Je me dis qu’il serait peut être temps de me réorienter tant qu’il en est encore temps. Si je deviens notaire, je sais que je ferais infiniment plaisir à ma famille . Et puis, ça a l’air d’être un métier passionant
Et pour finir, je me rappelle cette phrase très philosophique que les PussycatDolls ont chanté, à savoir que dans la vie, “il faut faire attention à ce qu’on désire, parce qu’on pourrait très bien finir par l’obtenir. Et alors la…
Je suis fatiguée. Quel que soit la solution que je choisi, je perds au change.
Je fais les choses à moitié. Le droit à moitié, l’écriture à moitié, l’art dramatique à moitié. Pas étonnant que je ne réussisse pas. A quoi ça sert de me tuer dans un domaine que je ne veux pas faire? Je veux juste assumer qui je suis.
Suite de Are u Really Alive?
L et moi nous sommes rapidement habituées à nos vie de vampires. Nous nous couchions aux aurores en revenant des concert pour nous réveiller tard dans l’après midi. Les jours qui ont suivi, nous avons vu Foo Fighters. je ne suis pas la plus grande fan du groupe mais Dave Grohl et ses comparses ont joué pendant près de 2 heures, enchainant les rappels, les riffs de guitares halucinants. Ca se voyait qu’ils adoraient ce qu’ils faisaient. Ils nous ont dit qu’il faisait du rock à l’ancienne. Que la musique, c’était des gens et des instruments, et pas des putains d’ordinateurs qui cassent la magie du truc. Visiblement, ils sont contre l’auto-tune.
Best Of You
Digitalism
Pogo
Bien que n’étant même pas une fan hardcore, je me suis retrouvée avec L à attendre près de 6heures Thirty Seconds to mars. Dans la fosse, serrée de toute part et luttant pour garder la tête hors de la foule, Jared Leto arrive en courant. Ils ne jouent que des chansons bien connues, que je n’aime pas vraiment.
Au bout d’un long moment, Jared prend sa guitarre et s’avance vers la foule. Il joue The Kill à la guitarre acoustique alors que les autres membres du groupe ont quitté la scène. Le public reprend en choeur les paroles sous les confettis multicolores qui volent dans le ciel. Le moment est magique.
C’est l’été. Des filles en robes courtes et en shorts, leurs longs cheveux bouclés volant au vent sont asssises sur les épaules de garçons en t-shirt, bougeant et chantant en rhythme . Je me rappelle alors que même si ces gens m’écrasent les pieds, me font tomber ou me donnent des coups de poings, la plupart d’entre nous partageons cette amour de la musique, ce bohneur de voir nos artistes préférés jouer devant nos yeux.
Search and Destroy
Hurricane
The Kill
Paramore
Brick by Boring Brick
Je n’avais pas vu Foals depuis leur premier passage en France, en avril/mai 2008. j’ai pour habitude de rarement voir plus d’une fois un groupe en concert mais avec eux, c’est uen règle que je vais joyeusement transgresser. De loin, les voir a été le meilleur moment du festival. On sent qu’ils sont la pour faire passer un bon moment au public, profiter de leur musique à fond, et c’est ce que j’ai fait, au grand dam des gens à côté de moi que j’ai probablement du pousser un peu trop souvent. Leurs chansons sont superbes, et même les plus tristes, comme Spanish Sahara (qui est la chanson à ne pas écouter si vous avez des envies de suicide) deviennent prennent un rhythme effréné quand ils les jouent. J’apprécie Foals depuis les débuts de Skins, mais maintenant je suis devenue une fan hardcore.
After Glow, une de mes préférées (prise à Nyon par contre)
Electric Bloom, qui est bien meilleur live qu’en version studio. ils la jouent souvent en concert. Cette fois, Yannis a agrippé son tambour et a sauté dans la fosse avec. Comme un seul homme, le public s’est jeté sur lui. Malheureusement, il y avait les vigiles.
Miami
What Remains, qui est ma favorite mais qu’ils n’ont malheureusement pas joué
Et pour finir, TV on the Radio. La meilleur expression pour décrire leur set, vient du bassiste de Foals qui a sagement remarqué qu’ils ont “troué un nouvel anus à Lisbonne”. Et c’est vrai. Le groupe a plus l’apparence de bibliothécaire newyorkais d’âge moyens que de rockeurs mais croyez moi, ce sont des vrais, et quand ils jouent, ils ne le font pas à moitié.
Halfway Home
Wolf like me
Will do
Young Liars
Violet Hill
Every teardrop is a waterfall
Fix You
Clocks
Lost
Un peu de Blondie, aussi
Hangin on the telephone
Maria
Call Me
Iggy Pop nous a béni de sa présence et j’ai pu constater qu’il est remarquablement bien fait de sa personne pour son âge.
I wanna be your dog
Kele, sans Bloc Party (mais je ne perds pas espoir de les revoir de nouveau sur scène un jour prochain). J’étais au comble du bohneur quand il nous a fait un medley des titres du groupe.
Le train arrive, le soleil ocre tapant dans ses yeux parce que c’est l’été et elle se demande si c’est bien la jeunesse qu’elle vit en ce moment. Elle est sûre que les choses qu’elle fait maintenant elle les continuera dans 20 ans. Son père lui rappelle qu’elle doit avoir des bons souvenirs de cette année et des autres qui suivront. Souvent, il s’assoit su le canapé, l’air triste. Il ouvre un carnet de photos vieillies par le temps et parle de cette glorieuse époque qu’était sa jeunesse et n’en tire aucun regret parce qu’il a “bien vécu”. On est jeune qu’une fois, comme on dit, et maintenant c’est son tour.
Elle se sent souvent fatiguée et triste, avec la certitude d’avoir très peu de pouvoir sur son destin, quel qu’il soit. Mais elle sait que ces mots qu’elle écrit lui seront chers d’ici quelques années. 20 ans ne peut pas être le plus bel âge de la vie parce que le plus bel âge de la vie réside dans le passé qu’on idolatre. Mais qu’est ce que la jeunesse? Quels souvenirs gardera-t-elle de ses vingt ans?
Est ce que c’est mener tour à tour une vie à 100 à l’heure, intensément, puis tout aussi soudainement à -50%? Elle continue de regarder les autres avec des yeux envieurs, malgré tout ce qu’elle a fait, tout ce qui reste à faire.
Est ce que c’est faire tout ce qu’on aime les weeks ends en faisant des choses qui nous passionnent pour mieux supporter dès le lundi un travail qu’on déteste?
Elle n’est pas si jeune, finalement, parce qu’elle a la nostalgie d’un passé qui ne peut plus être, les regrets, déja, si tôt, si jeune, le temps n’a vraiment aucune pitié. A l’époque tous étaient si jeunes, si jeunes et ils se croyaient invincibles et certaines choses étaietn simples et d’autres l’étaient moins et c’est cet esprit qu’elle veut garder à jamais s’il y a une chose qu’elle doit retenir de la jeunesse alors ce sera ça et juste ça. Elle ne veut pas devenir une adulte comme il se l’imagine tant même si maintenant elle est supposée en être une, elle veut garder son coeur d’enfant et tous les rêves qui en débordent et ne plus voir la laideur du monde. Les gens autour d’elle ne voient pas ce qu’elle voit. Elle tient à eux, mais ils ont du mal à la suivre, maintenant.
L’age n’a pas de visage, ni de corps… mais quelque fois on le ressent, qu’on le veuille ou non. Si jeunesse savait et vieillesse pouvait…
Elle ne sait pas ce que c’est que d’être jeune, mais elle sait que c’est l’été et que tant de choses merveilleuses lui passent par la tête et qu’il lui paraît si évident de les réaliser.
Cela changera-t-il un jour, avec l’âge?
Faites que non.
© Aude Konan – Ces textes sont la propriété de l’auteur. Sa reproduction intégrale ou partielle en est strictement interdite.
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Ce texte est la suite de Cylindre
A priori, un auteur est sensé écrire. Un auteur qui n’écrit pas, c’est soit quelqu’un qui se prend pour ce qu’il n’est pas, soit n’importe qui (un boulanger, un serveur, peu importe). En ce moment je me demande sérieusement quoi faire. J’ai quitté mon chomâge de très longue durée récemment quand je me suis remis à tourner. D’abord dans des courts étudiants, puis avec Citéart, le pilote de ma websérie. Oui, on y est enfin, après 3 ans. L’équipe était sympa, je les remercie tous du temps qu’ils ont pris pour qu’on puisse rendre ce rêve réel. Ca me fait étrange de le voir prendre forme devant mes yeux, je me sens comme une mère porteuse qui a accouché d’un bébé qui déja ne lui appartient plus. Je suis fière mais déja je me rappelle que j’ai d’autre projets sur lesquels je dois me lancer. Je tourne un téléfilm cet été, je suis contente de me remettre au boulot.
Mais depuis que j’ai fini mon 3e roman il y a 3 mois, je suis hantée par la page blanche. Ca ne m’était jamais arrivé avant. J’imagine que c’est parce que je traite de sujets encore plus personnels que ceux dont j’ai l’habitude. Ou parce que c’est le dernier roman “indé”pour lequel je n’ai pas vraiment de stratégie pour qu’il se vende. Maintenant (j’apprécie l’ironie) j’ai peur d’écrire. Je me suis achetée un moleskine à Bruxelles pour que l’esprit des grands écrivains qui l’ont utilisé me viennent en aide. Mais rien à faire.
Terry Pratchett, l’auteur des Annales du disque-monde, atteint d’Alzheimer, va peut être se faire euthanasier. Je ne peux même pas m’imaginer ce que je ferai si j’étais dans son cas. C’est déja éffrayant de ne plus écrire, mais savoir que je suis quasiment condamnée à ne plus pouvoir le faire…
Je le comprends. Je ne sais pas ce que je ferai à sa place mais je le comprends.
J’adore tourner des films. L’ambiance est géniale, et j’apprécie d’interprêter des personnages différents. Mais je sais un peu comment le milieu est. Je ne serai pas toujours jeune, fraiche et mignonne. Un jour je vieillirais et il faudra passer à autre chose. C’est ce que j’aime avec l’écriture, c’est que je sais que je ne m’arrêterais qu’à ma mort. Ca fait trop longtemps que j’écris, j’aime trop ça et puis tant de choses me sont passées sous le nez à cause de cette passion, je ne peux pas laisser tomber.
Mais pour le coup, c’est l’écriture qui m’a laissé tomber. Ce n’est pas plus mal. Je peux être simplement Aude. Après tout, il y a d’autre chose dans la vie que le boulot. Et puis, cela me laisse le temps de trouver d’autres occupations en attendant. Comme personne ne disait ce que je pensais, je me suis dit qu’il valait mieux le dire moi même. J’ai crée un webzine, Quirky Magazine. Vous le trouvez comment?
Si j’ai mis des années avant d’avoir la moindre présence en ligne et de poster certains de mes textes (à peine les 2/6e) c’est parce que j’ai toujours estimé qu’un auteur se devait de démarcher les éditeurs traditionnels et de se trouver un public par cet unique biais. En tant qu’auteur on devait “attendre de se faire découvrir” et ceux qui cherchaient à se mettre en avant et à séduire des lecteurs en premier lieu avait tout faux.
Même si j’ai toujours une certaine préférence pour l’édition traditionel, j’ai compris rapidement que j’avais bien tort. Un écrivain, je le crois dur comme fer, n’est rien sans ses lecteurs et quand on esssaye de percer dans ce milieu sans les bonnes armes, en dépit de jouer les règles du jeu, on se prend souvent des claques sans fin (j’ai 21 lettres de refus d’éditeurs accumulés ces 7 dernières années et encore, j’avais limité mon champ d’action à des petites maisons d’éditions).
Internet offre une réserve merveilleuse de gens comme vous et moi qui peuvent devenir de potentiels lecteurs. L’édition offre un support qui permet de les atteindre, mais le net facilite encore plus les choses en la rendant dispensable. Le succès des blogs de quelques uns des auteurs que j’ai interviewé (Navo et Karim Belil, d’autres sont à venir) l’atteste. Non seulement avoir une présence sur le net est incoutournable, mais en plus réprésente un réel test sur la qualité des écrits des auteurs ainsi que même un chemin détourné pour susciter l’intérêt d’éditeurs.
JA Konrath, pour ne citer que lui, s’est enrichi en vendant ces e-books sur Kindle, alors qu’il peinait à joindre les deux bouts quand il avait un éditeur.
Mais comme dans l’édition traditionnelle il y a ses bons côtés et ces mauvais. Pour ces auteurs de best sellers qui publient leurs romans en ligne ou le vendent quelques cents au format e-book, il y a une armée d’écrivains qui ne parviennt à toucher que quelques visiteurs épars, ou des spams.
Le net, pour moi, n’est pas la solution. L’écrasante majorité des auteurs ayant réussi grâce à ce support avaient déja un base de lecteurs issu… de la vente de leur livres papiers. Pas étonnant qu’une fois qu’ils aient crée un importante présence en ligne, le succès ait suivi.
Mais Internet est un début de réponse car c’est la que se trouve, entre autres, des lecteurs qui n’attendent que d’être conquis par les histoires que l’on poste…
Pour ma part, j’ai mis un de mes romans en ligne, mes autres textes et surtout, ai écris pendant 2 ans et demie le scénario d’une websérie qui va bientôt voir le jour. Les réactions sucsitées me font prendre conscience que j’ai eu raison de changer d’avis…
PS: Lisez donc Les Chats Errants
C’est une question qui me revient souvent, et de par mon expérience encore grandissante, je peux dire que les méthodes qui marchent le mieux sont:
-de connaitre des éditeurs
-d’écrire un bon roman
-de participer à des concours ou des appels à textes
Les deux fois ou j’ai été publiée ce fut grâce à la dernière option. Si vous débutez, vous pouvez soumettre vos textes sur le site des Jeunes Ecrivains ou, si vous postez plus qu’un fois par mois, vous pourrez avoir des retours intéressants.
Plusieurs membres du forum ont décidé d’éditer un recueil regroupant les nouvelles d’une dizaines de membres et dans lequel se trouve ma nouvelle “Un tour de main”. Cela a été l’occasion d’éditer pour la première fois plusieurs de ces très jeunes auteurs.
J’ai profité de l’occasion pour poser quelques questions à 3 d’entre eux, Laura-plume, Hobo et Hiendi-Mond.
Laura-Plume
-Comment est née ton envie de devenir auteure?
En fait je ne dirais pas que j’avais envie d’être auteure, mais plutôt qu’un jour il m’est venu l’envie de mettre sur papier des histoires que je m’inventais, puis est né le plaisir de jouer avec les mots, sur les mots. Et enfin, j’ai eu envie d’être lue pour que le plaisir que me procurait la lecture de ces textes soient partagée. Ça donne plus ou moins des bonnes surprises, mais l’exercice est devenu une habitude.
-Comment s’organise ton processus d’écriture?
Je commence toujours par penser à un personnage qui se dessine petit à petit dans ma tête. Et après il lui arrive quelque chose. Alors je peux penser à une trame, et au fur et à mesure le personnage de base lui-même s’étoffe.
-Quels sont les bons et mauvais côté du métier?
Je ne crois pas que ça aide à survivre, et il faut une sacré force de caractère pour ne pas se sentir blessée au moindre mot. Enfin, ce n’est pas le métier que je souhaite faire.
-En quoi être une jeune auteure influe sur ton écriture, ton approche du métier et du milieu de l’édition?
Quand je lis, je suis de plus en plus critique. Après je deviens plus difficile aussi au niveau de mes lectures. Pour le reste, je ne me sens pas très concernée.
-Quels sont tes attentes?
Des retours sur les lectures, pour savoir si ça valait la peine de faire partager ou si finalement je ne dois continuer que pour mon plaisir personnel, ce qui pourrait finalement être frustrant.
-Hobo
-Comment est née ton envie de devenir auteure?
Eh bien ça a commencé dès mon plus jeune âge, lorsque ma maman me lisait des histoires avant de m’endormir… simple problème, cela ne marchait pas, puisque je voulais tout le temps savoir la suite !
Ensuite, j’ai commencé à lire assez tôt (6 ans). J’ai pris goût à la lecture très vite ; je me vantais même devant mes parents d’avoir lu un livre de deux cent pages en un mois !
Et puis vers neuf ans, j’ai voulu tester l’écriture. Quelques mots par-ci, par-là ; ça n’allait jamais bien loin. Je me sentais emplie de fierté après avoir écrit quelques vers de poèmes ; j’ai même commencé à écrire une petite histoire de 4/5 pages à l’âge de dix ans.
Plus tard, je me suis rendue compte qu’il m’en fallait plus. Alors j’ai beaucoup écrit (poèmes, nouvelles, textes sans fin concrète), pour pouvoir progresser un peu.
Maintenant, j’écris des nouvelles de quelques pages, et j’ai même eu l’audace d’écrire un début de roman. Mais je me suis vite rendue compte que c’est bien du boulot…
-Comment s’organise ton processus d’écriture?
Tout d’abord, j’écris ce qu’il me passe par la tête. Des mots qui n’ont, en premier lieu, aucun rapport ; puis je rajoute quelques petites choses, histoire de tourner quelque chose de correct.
Ensuite, je me relis 4/5 fois, je corrige les fautes d’orthographe, de syntaxe, de conjugaison etc. puis je rafistole quelques mots ici et là, je rajoute des phrases, des idées qui ne m’étaient pas encore venue en tête.
Et voilà que je passe de une ou deux lignes à une ou deux pages.
-Quels sont les bons et mauvais côtés du métier?
Je ne peux encore parler de métier puisque je n’ai que 15 ans…
Mais je vais faire comme !
Pour les bons côtés…
C’est un très bon moyen d’évacuer ce que l’on ressent : tant bien le stress, la peur, la joie. Cela nous permet de passer un message plus ou moins direct, plus ou moins franc ; on peut écrire sur papier ce que l’on pense tout bas, et que jamais on n’a osé dire : c’est bien plus simple de parler librement et sans crainte à l’écrit plutôt qu’à l’oral !
C’est également un bon moyen de s’instruire.
Je trouve aussi extraordinaire de passer ses journées à inventer tout un monde ! Le monde que l’on rêvait étant petit, par exemple. C’est formidable de consacrer son temps à écrire quelque chose qui nous tient à cœur !
Et pour les mauvais côtés…
Petit problème d’inspiration peut devenir grand fardeau dans ce métier !
Parce qu’il peut y avoir des moments où l’on manque considérablement d’idées, et là ça fait un sacré creux dans le roman.
A part ça, il n’y a (pour moi) pas vraiment d’autre inconvénients.
-En quoi être une jeune auteure influe sur ton écriture, ton approche du métier et du milieu de l’édition?
Être des jeunes auteurs nous permet de chercher notre style d’écriture très tôt et nous permet de nous remettre dans le droit chemin tant qu’il est encore temps.
En général, quand on écrit, on lit, donc on peut pêcher un peu dans des livres dont le style nous plait pour ensuite trouver sa vraie personnalité.
Et puis on peut lire les œuvres d’autres jeunes écrivains (bonnes ou mauvaises) pour ensuite se remettre en question.
-Quelles sont tes attentes?
Eh bien j’essaie de ne pas être trop gourmande pour l’instant ! J’écris juste par plaisir, bien que l’envie d’écrire un livre me tente un tantinet…
Mais il faut beaucoup de patience, de persévérance, mais aussi de talent (ce que je ne pense pas vraiment avoir !).
-Tu as quelque chose à ajouter?
Toujours croire en ses rêves, même les plus fous.
-Hiendi Mond
-Comment est née ton envie de devenir auteure?
Question bien difficile. Il arrive un moment où l’écriture fait partie de notre vie. Personnellement, j’ai l’impression d’écrire depuis toujours. Et pourtant, quand j’y réfléchis bien, je me rends compte que c’est assez récent… Mais ça ne répond pas à la question.
L’envie de devenir auteure… Pour moi, ce sera écrivain, au fait. Je ne me considère pas comme “auteure” (et puis je n’aime pas le mot). Bon, je ne réponds toujours pas à la question. Mais elle est vraiment dure.
Comment est née l’envie d’écrire… Sincèrement, je ne sais pas. Peut-être que c’est une partie de nous, une énième facette de notre caractère. Essayez de demander à un musicien d’où lui viennent ses facilités. Que croyez-vous qu’il vous répondra… ? Pour tenter de dire quelque chose, je dirai qu’il arrive un moment où écrire n’est plus une envie, une simple “lubie”. Écrire devient un besoin, une nécessité. Il y a des soirs où je me sens très mal parce que je n’ai pas écrit de la journée. Alors, je ne peux pas m’endormir sans avoir écrit, écrit, écrit, beaucoup. Même si je fais des fautes ; même si je dois me lever le lendemain à 6h30 et qu’il est déjà 4h du matin. Parce que l’écriture est rentrée dans ma vie.
-Comment s’organise ton processus d’écriture ?
A peu près comme celui de tous les autres, je pense, mais il doit avoir ses spécificités, bien évidemment ! Quand me vient une idée, j’ai toujours non loin de moi un endroit où la noter. Que ce soit une marge de cahier, mon carnet où je recopie tout ensuite ou même… Mon bras, par exemple. Une idée est quelque chose de très précieux ; alors plutôt passer pour totalement ridicule que de la perdre !
J’écris ensuite une nouvelle, un roman, j’ai souvent plusieurs textes en même temps – tout comme on lit parfois plusieurs livres – que j’avance au gré de mes humeurs. Parallèlement, j’entame une relecture, qui pourra être multipliée par deux, trois, quatre… Je traque sans relâche la moindre faute, la petite phrase qui ne me plaît pas… C’est parfois long et fastidieux, mais on est toujours heureux de se dire qu’on a fait avancer les choses.
-Quels sont les bons et mauvais côtés du métier?
Encore une fois, que de biens grands mots ! Je ne considère pas que c’est un métier, pour moi (à 13 ans, tout de même !). Disons que c’est juste une passion. Parenthèse refermée.
Les bons et les mauvais côtés… Les mauvais d’abord, pour faire passer le pire en premier, alors ! Comme je l’ai déjà évoqué, l’obsession qui peut être provoquée par un manque d’écriture est très dérangeante. Et le sentiment d’insatisfaction. La déception par rapport à ce qu’on a pu faire. C’est vraiment très dur ; quand je pense parfois à certaines choses que j’ai écrites, je suis vraiment déçue par moi-même, et ça me fait mal au cœur. Comme le sentiment de voir toute sa nullité écrasée devant soi. Les bons côtés… Il y en a tellement ! La satisfaction de faire lire ces écrits à d’autres. Le partage. Le degré supérieur de satisfaction que vous offre une critique positive. Cette magie d’écrire qui stoppe le temps… Le bruit du clavier, du porte-mine ou de la plume sur une feuille de papier. Et voir ladite feuille se noircir sous votre encre. L’imagination qui coule à flots… Oui, vraiment, il y a trop de bonnes choses dans l’écriture pour pouvoir toutes les citer.
-En quoi être une jeune auteure influe sur ton écriture, ton approche du métier et du milieu de l’édition ?
Mon expérience m’a permis, je suppose, d’avoir un œil plus aguerri. J’ai appris à reconnaître la qualité des éditeurs. Je peux m’ouvrir à plus d’ouvrages, aussi, je suppose.
-Quelles sont tes attentes ?
En tant qu’écrivaine, j’aimerais être éditée. Pour faire original ! Plus concrètement, j’aimerais la reconnaissance de mon travail, par quelqu’un soit que je ne connais pas soit pour qui j’ai la plus grande estime en son jugement. J’ai vraiment foi en le regard des autres, qui est en quelque sorte la plus belle façon d’exister. Et j’ai foi en le regard des autres sur mes écrits, même s’il arrive qu’il me blesse ; il faut savoir prendre le pire comme le meilleur.
-Tu as quelque chose à ajouter?
C’est peut-être parler pour ne rien dire, mais merci à toi, pour cette interview. C’est un bon moyen, me semble-t-il de s’exprimer, et une chance pour un écrivain.
Je remercie ces trois auteures d’avoir répondu à mes questions. Pour en savoir plus sur elles, achetez donc le recueil de nouvelles, ce qui vous permettra du même coup de soutenir des jeunes auteurs sans le sou armés de leur seule passion!
Lisez donc Les Chats Errants
Quand j’avais 13 ans, mon magasine préféré était Muteen parce que dans cet océan de féminins débilisants, ce magasine était sérieux, sans lêtre trop, drôle, irrévérencieux et unique en son genre: je voyais enfin de filles qui me ressemblaient.
Muteen est devenu ce qu’elle est devenu, mais leur slogan a toujours un sens pour moi.
Bref, tout ça pour dire, demain je fête mon vingtième anniversaire . Et oui, le temps passe vite et c’est une nouvelle décennie qui commence.
Ma vie avant 20 ans a été plus remplie que dans mes plus beaux rêves, et plus vide que ce que j’aurais aimé espérer. Je suis contente de savoir qu’il y a une vie avant vingt ans, et qu’elel vaut largement le coup. Cette année, aucun de mes auteurs favoris n’est encore mort, Dieu merci, et la décénie qui commence je l’espère, sera meilleure que celle que je laisse derrière mois. Au final, l’adolescence n’a ni eu de début, ni de fin pour moi. Et ça ne ressemblait en rien aux livres qui étaient censé nous préparé à cette épreuve.
Le plus étrange c’est de ne plus faire partie de cette “teen culture” qui s’affiche partout quand on tourne la tête. Maintenant je me dis “je suis trop vieille pour ça” alors que je ne le suis même pas encore. Enfin, cette année ne sera pas vaine, de nouvelles choses se profiles à l’horizon. Je vous tiendrai au courant!
Résumé:
"Tu veux que je te dises? Tu n'es qu'une petite chieuse qui se croit au dessus des autres! Comment tu peux dire que tu es malheureuse, des milliers de gens voudraient être à ta place! Seigneur, mais qu'est ce que j'ai fait pour avoir une fille comme toi?
- Je ne sais pas maman. Mais il faut bien que jeunesse passe."
Résumé:
Lilian n'a 6 ans lorsque ses parents lui offrent Mia, la chienne la plus merveilleuse du monde. Sa vie est un vrai bonheur mais la vie reprend ses droits. En grandissant, Mia reste une chienne parfaite tandis que Lilian passe par des phases difficiles. Désemparés, ses parents, au fil du temps, semblent préférer la compagnie de Mia à la sienne. Bien qu'elle refuse de l'accepter, bientôt les évènements étranges se succèdent. Elle tente tout pour attirer l'attention de ses parents sans peine. Et si la solution était d'éliminer cette chienne trop gênante?
© Aude Konan - Ces textes sont la propriété de l'auteur. Sa reproduction intégrale ou partielle en est strictement interdite.
2006
L'oeil de la caméra (Gagnante du Concours Phlippe Delerm 2006)
2007
2008
2009
2010
Touts les chats sont gris-Version raccourcie lue dans l'émission Vous avez du talent sur IDF1TV
2011
© Aude Konan – Ces textes sont la propriété de l’auteur. Sa reproduction intégrale ou partielle en est strictement interdite.
-Anthologie du Concours Canard à vos plumes, 1er prix poésie et 2nd prix de dessin, Harrisson's Flowers
-Muteen, n°37, mai 2005, article
-Crips, 2nd prix concours du scénario contre le Sida, Danaka
-Anthologie du Concours Canard à vos plumes, 2nd prix de poésie, Papa
-Concours Philippe Delerm 2006, L'oeil de la caméra
-Hoshi Magu, manga Eternel
-Hoshi Magu, Eternel et articles sur Miyavi et Kanon Wakeshima
-Dirrty Glam, n° 19 et 20, articles
-Editions Grimal, Recueil Noir et Blanc, Little Rock Nine
-Concours Graines de plumes de Parmain, poème, Mirroirs
-Hoshi Magu, Eternel et une nouvelle, La dernière
-Culture Jeune, Kiss the past hello
-Editions Les Jeunes Ecrivains, Recueil de nouvelles, Un tour de main
-Ladies Room
2011
-Quirky Magazine (ancien Brèves de vies)
-Archimode Automne 2011
-Zoo Magazine n°36, A fleur de peau
-Roots Magazine Hiver 2011
-Ina Global : Un nouveau mode d'impression numérique